Le récit de la Genèse que nous venons d’entendre – c’était la première lecture – replace sous nos yeux l’histoire bien connue du péché originel. Bien connue, certes, mais pas toujours bien comprise, et il est certainement bon d’y revenir un peu ce dimanche. « Le Seigneur Dieu modela l’homme avec de la poussière tirée du sol », dit l’écrivain sacré. Le corps humain n’est pas directement formé à partir du néant, mais à partir d’une matière déjà créée, et commune aux autres créatures. L’Écriture sainte mentionne la « poussière du sol », et la liturgie des Cendres, célébrée mercredi, nous l’a rappelé. Ce qui rend l’être humain unique, en revanche ; ce que Dieu lui donne et qui le distingue des autres créatures, c’est le souffle de vie qu’il insuffle directement en lui, sans médiation : « Le Seigneur insuffla dans les narines de l’homme le souffle de vie, et l’homme [cessa d’être inerte, il] devint un être vivant ». Ce qu’il y a en nous de plus proche avec notre Créateur et Sauveur, c’...
L’un des thèmes principaux au cœur des mystères de la Nativité du Seigneur est celui de la lumière. Les différents textes offerts à notre méditation par la sainte liturgie y reviennent sans cesse à cette époque de l’année, depuis la fête de l’Immaculée conception de la très sainte Vierge Marie. Tandis que nous nous éloignons paisiblement de la crèche de Bethléem, où nous avons vu se lever la « grande lumière » dont parle le prophète Isaïe dans la première lecture, et tandis que nous cheminons désormais vers la fête de la Présentation de l’Enfant-Jésus au Temple, le 2 février, et la fin de ce cycle de l’année, les lectures de ce dimanche nous invitent encore à réfléchir sur ce thème. La lumière – nous avons eu l’occasion de le développer pendant le temps de Noël – nous éclaire, c’est-à-dire qu’elle nous permet de voir les choses, de les connaître, alors que nous marchons dans les ténèbres dont parle encore Isaïe, nous qui venons dans un monde couvert d’une double obscurité, comme l...