L’un des thèmes principaux au cœur des mystères de la Nativité du Seigneur est celui de la lumière. Les différents textes offerts à notre méditation par la sainte liturgie y reviennent sans cesse à cette époque de l’année, depuis la fête de l’Immaculée conception de la très sainte Vierge Marie. Tandis que nous nous éloignons paisiblement de la crèche de Bethléem, où nous avons vu se lever la « grande lumière » dont parle le prophète Isaïe dans la première lecture, et tandis que nous cheminons désormais vers la fête de la Présentation de l’Enfant-Jésus au Temple, le 2 février, et la fin de ce cycle de l’année, les lectures de ce dimanche nous invitent encore à réfléchir sur ce thème. La lumière – nous avons eu l’occasion de le développer pendant le temps de Noël – nous éclaire, c’est-à-dire qu’elle nous permet de voir les choses, de les connaître, alors que nous marchons dans les ténèbres dont parle encore Isaïe, nous qui venons dans un monde couvert d’une double obscurité, comme l...
La tournure des phrases, dans l’évangile que nous venons d’entendre, est surprenante. L’évangéliste, en effet, nous dit que c’est Jésus qui s’avance vers Jean pour être baptisé ; « c’est toi qui viens à moi », dit Jean à Jésus. Pourtant, l’auteur sacré rapporte aussi cette parole de Jésus : « laisse faire », alors que – dit encore l’évangéliste – « Jean voulait l’en empêcher », mais finalement : il « le laisse faire », comme si c’était Jésus lui-même qui était l’acteur principal de la scène relatée par saint Matthieu. Comment le comprendre ? Pour saisir le rôle de Jésus ici, il faut d’abord comprendre la nature du ministère de saint Jean-Baptiste. Ce qui permet de mieux comprendre ce que sont les choses, c’est comprendre ce à quoi elles servent, ce à quoi elles sont orientées, quelle est leur finalité. Ainsi, si l’on doit expliquer ce qu’est un microphone, par exemple, tel que celui dans lequel je parle actuellement, il y a plusieurs façons de le faire : on peut dire que c’est un ...