Les fidèles de notre paroisse qui ont récemment suivi la préparation à la réception du sacrement de la confirmation auront certainement été surpris d’entendre le Christ, dans le passage de l’évangile que nous venons de lire, donner ce commandement à ses disciples : « soyez sans crainte ». La crainte, en effet, est un des sept dons du Saint-Esprit ; ces dons qui « complètent et mènent à leur perfection les vertus [et font] obéir avec promptitude aux inspirations divines », comme l’affirme le Catéchisme de l’Église catholique (no 1831). À y regarder plus précisément, notre Seigneur précise : « ne craignez pas les hommes […], ne craignez pas ceux qui tuent le corps sans pouvoir tuer l’âme ; craignez plutôt celui qui peut faire périr […] l’âme aussi bien que le corps ». Il semble donc qu’il y a une crainte opportune – celle qui porte sur celui qui peut faire périr l’âme et le corps – et une crainte néfaste – celle des hommes – et c’est sur cette distinction que nous nous proposons de ...
Dans l’évangile que nous venons d’entendre, notre Seigneur prépare ses disciples à deux choses. Il les prépare, tout d’abord, à être séparés de lui : de façon immédiate, d’une part, par la Passion, puisque ce discours que tient le Christ prend place lors de la dernière Cène et, de façon plus éloignée, d’autre part, par sa montée au ciel, quarante jours après sa résurrection. Et cette deuxième façon résonne en nous particulièrement ce dimanche, alors que nous nous apprêtons à célébrer, jeudi, la grande fête de l’Ascension. « Si vous m’aimez – dit le Sauveur – vous garderez mes commandements » ; ces mots sonnent clairement comme des adieux, mais également comme quelque chose qui demeure, comme si le Christ disait que ceux qui garderont ses commandements ne seront pas vraiment séparés de lui, qu’ils aiment, car ils resteront unis par l’amour, par la charité. Le testament, c’est l’ultime parole que laisse celui qui part, afin que l’on garde quelque chose de lui. Et ces paroles sont pr...