La loi donnée par Dieu aux hommes par l’intermédiaire de Moïse comprenait de nombreux préceptes, nous l’avons lu dans la première lecture. Point culminant de ces règles de conduite : les dix commandements, gravés dans la pierre par le feu et le tonnerre du Sinaï. Mais alors, pourquoi Jésus, dans l’évangile que nous avons entendu, n’en mentionne-t-il que deux ? C’est que les dix commandements peuvent être regroupés en deux catégories. La première concerne notre rapport à Dieu : ce sont les trois premiers commandements : n’adorer que Dieu – et non le chocolat, la pétanque ou la voile, que l’on peut aimer à l’extrême, toutefois – toujours respecter le nom de Dieu, toujours sanctifier, c’est-à-dire réserver, mettre à part, le jour que le Seigneur veut que nous lui consacrions. Ce sont ces trois commandements que Jésus résume en un seul : « tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit ». La seconde partie des Dix commandements concerne, quant...
Comment ne pas être sensible, ce matin, tandis que s’approche l’heure du déjeuner, au menu déroulé devant nos yeux par le prophète Isaïe dans la première lecture : « Le Seigneur préparera pour tous les peuples un festin de viandes succulentes et de vin décanté » ? La perspective d’un bon repas réjouit généralement les convives à tel point qu’ils ont hâte de passer à table, spécialement lorsqu’ils « souffrent de la faim », comme le dit saint Paul dans la deuxième lecture. Mais voilà une chose étrange : il y a des gens qui se satisfont d’être invités au festin, et dédaignent ensuite de s’y rendre : c’est précisément d’eux que parle notre Seigneur dans l’évangile, pour désigner en parabole les premiers convives au festin du Dieu de l’univers, dépositaires de l’Alliance et des promesses faites à Abraham, mais qui ne répondirent finalement pas à l’invitation. À travers eux, c’est aussi nous, cependant, que le Christ met en garde, et c’est ce sur quoi nous voudrions méditer ce matin. Le...